Communiqués de presse

Communiqué du mercredi 24 juin 2026
CP Réponse aux nombreux communiqués d’autojustification de monsieur de Calan

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Monsieur de Calan ne cesse de parler de nous, tant au Tribunal, au Conseil départemental que via les réseaux sociaux du Département.

Nous sommes flattés d’habiter autant ses pensées : il sait bien que nous œuvrons pour une justice sociale et dans une intention qui ne se maquille pas avec de la moraline ni avec de la flatterie électoraliste.

Monsieur de Calan affirme que les 6 plaignants dans le procès qui le vise pourraient vivre de leur travail. Oui, c’est bien ce qu’ils veulent mais un travail de leur choix, ce que, pour la plupart, ils tentent de mettre en place, et le RSA qu’ils perçoivent leur permet de le faire. Car c’est un revenu de SOLIDARITÉ, il semble qu’il faille le rappeler à ceux qui ne connaissant visiblement plus le mot.

Il affirme que les plaignants « sont jeunes et diplômés ». En effet, ils sont représentatifs de l’état de précarité de notre jeunesse, qui n’a plus d’avenir à cause des politiques néolibérales agressives menées depuis presque 10 ans, et qui se mettent à leur compte pour compenser le manque d’emplois salariés, en France. Ou pour changer radicalement de mode de vie dans un monde qui devient de plus en plus rude.

Faut-il redire qu’en ce qui concerne l’humain, on n’insère jamais de force, sauf à préconiser la violence. Pour être clair : on ne met jamais de force un être humain sur le « marché », fût-il de « l’emploi »! A fortiori des personnes fragilisées. Sur ce point : il serait plutôt intéressant de réfléchir à ce que peut signifier un refus de « l’emploi » et le désir d’un travail – de qualité.

Il reproche enfin aux plaignants de se faire aider par des syndicats et des partis politiques de gauche. N’est-ce pas leur rôle dans notre démocratie ? Que souhaite donc monsieur de Calan : la pensée unique ?

Monsieur de Calan a traqué des milliers de personnes précaires afin d’économiser 40 000€ : ferions-nous preuve de la même mesquinerie en lui demandant combien il a lui-même dépensé auprès de l’entreprise qui se charge de ces contrôles ?

Nous le disons clairement: la politique de criminalisation de la pauvreté menée par le département, singulièrement auprès des allocataires du RSA, est une violation grave de l’esprit de nos institutions républicaines, une violation de notre Constitution puisque nous sommes une République sociale (article premier). Pour nous, la politique conduite par le président du conseil départemental du Finistère Maël de Calan, doit être combattue à tous les échelons.  C’est pourquoi nous saluons et soutenons l’action syndicale conduite par la CGT 29, avec la Confédération paysanne et solidaire 29, de poursuivre en justice le président du département pour harcèlement moral institutionnel.  

Nous le redisons à monsieur de Calan : c’est sur la solidarité et la confiance a-priori que l’on bâtit une politique, pas sur une suspicion préalable – et sans doute pas aussi désintéressée qu’elle se prétend.

LFI Finistère